Le Sénat vote en première lecture une loi autorisant la recherche sur les embryons

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Le Monde
Paul Benkimoun

C’est un nouveau sujet d’affrontement frontement entre la gauche et les catholiques. Le Sénat a adopté en toute discrétion, dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 décembre, une proposition de loi autorisant la recherche sur l’embryon.

Le texte, proposé par les radicaux de gauche, a obtenu le soutien du gouvernement. « [Il] permettrait d’asseoir notre recherche et de poser des principes clairs, il s’agit d’une avancée majeure, attendue par nos chercheurs», a affirmé la ministre de la recherche, Genevieve Fioraso.

S’il est adopté, ces recherches seront autorisées à quatre conditions : les travaux devront étre «scientifiquement pertinents », avoir une «finalité médicale», «ne pouvoir étre conduits qu’avec des embryons humains», et «respecter des garanties éthiques».Ces recherches, qui impliquent la destruction de l’embryon, concerneraient «des embryons sumuméraires concus par fécondation in vitro ne faisant plus l’objet d’un projet parental (…) après le consentement du couple», précise le ministère. Aujourd’hui le principe de l’interdiction prévaut, l’embryon étant considéré comme une personne potentielle. La loi de bioéthique de 2011 a instauré la possibilité de dérogations, accordées par l’Agence de biomédecine au cas par cas.

Francois Hollande avait prévenu, le 22février, qu’il réviserait le régime actuel s’il était élu. La proposition de loi inquiète les militants catholiques: ils font valoir qu’avec la possibilité de «reprogrammer» des cellules adultes (cellules « iPS ») pour leur redonner les potentialités des cellules couches embryonnaires, il n’ya plus de raison de faire des recherches sur l’embryon. De plus, la méthode — une proposition de loi adoptée la nuit — est critiquée.

«Un débat citoyen est obligatoire sur ce sujet», a réagi Jean Leonetti (UMP), ancien rapporteur des lois de bioéthique. Jean-Francois Copé a accuse la gauche de «s’acharner à renverser des repères essentiels pour notre société» et refuser «tout débat public».

Selon les chercheurs francais, le régime d’interdiction entrainerait un manque de lisibilité au plan international quand des pays voisins (Royaume-Uni, Belgique, Espagne…) ont opté pour un principe d’autorisation. Difficile donc pour des scientifiques comme pour des investisseurs de savoir si des recherches sur des lignées cellulaires embryonnaires pourront étre durablement poursuivies. De méme, les cellules d’origine embryonnaire constituent la référence en matière de cellules souches et leur sécurité d’emploi est mieux connue que celle des cellules iPS. Ce qui militerait pour ne pas les exclure des recherches.

L’Associazione Luca Coscioni è una associazione no profit di promozione sociale. Tra le sue priorità vi sono l’affermazione delle libertà civili e i diritti umani, in particolare quello alla scienza, l’assistenza personale autogestita, l’abbattimento della barriere architettoniche, le scelte di fine vita, la legalizzazione dell’eutanasia, l’accesso ai cannabinoidi medici e il monitoraggio mondiale di leggi e politiche in materia di scienza e auto-determinazione.